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La guerre du numérique aura bien lieu

1 décembre 2009

Ce billet reprend le titre du dossier de Courrier International  N°994 (19 au 25 Novembre  2009), consacré à l’économie numérique et la stratégie des grandes compagnies dont Apple, Google, Amazon, Microsoft, Facebook et Mozilla. Il est riche en références et en informations utiles que j’ai tenu à partager avec vous.

Ce dossier englobe plusieurs thématiques :

  • Positionnement des compagnies leaders
  • Web libre – Entretien avec le PDG de Mozilla Firefox
  • Prolifération des applications web
  • Édition numérique

Je reprend ci-dessous les idées qui ont retenu mon attention et que j’ai enrichies par ma lecture des articles sources traduits par Courrier International dans le dossier.

Positionnement des compagnies leaders

Une bataille épique entre les 3 géants de l’informatique. Microsoft, Google et Apple se lancent dans « une ruée ves le Web » et se donnent les moyens.

Source : The Economist

Microsoft avec le lancement de Windows 7 marque son passage au monde du Cloud Computing. Pour la première fois, une version Windows comporte moins de fonctionnalités que la précédente. Microsoft ne s’arrête pas là et  multiplie ses actions. Septembre 2009 : inauguration de deux centres de données (plus d’un demi-million de serveurs), Octobre : Sortie d’une nouvelle version d’OS pour smartphones et Novembre : lancement d’Azure plateforme de développement et d’hébergement pour projets informatiques Cloud Computing.

Désormais la bataille se jouera autour de 3 secteurs : Centre de données, Services de Nuages et Périphériques intelligents. A travers des applications web dédiées, les 3 compagnies américaines proposeront aux particuliers et aux entreprises un large éventail d’applications et de services en nuage, accessibles par des périphériques de plus en plus sophistiquées et surtout équipées d’OS de ces mêmes sociétés.

De son côté, Google affine ses armes : Android pour s’attaquer à l’iPhone OS, Chrome OS pour s’attaquer à Windows et une suite d’applications en ligne pour s’attaquer à Office de Microsoft. Et déjà un premier succès :  Rentokil Initial a annoncé qu’il allait initier ses 35 000 employés à l’utilisation des applications Google.

Apple n’est pas en reste.  Elle lance MobileMe, application web pour centraliser les informations réparties sur les périphériques Mac et annonce en Juillet 2009 son projet de batir en Caroline du Nord, un centre de données, au coût de 1 Milliard de dollars.

Source : The Economist

L’économie numérique tend à une économie de nuage où l’utilisateur peut facilement changer de prestataire de services. Au delà des 3 titans cités, on retrouve des concurrents solides tel : Amazon, Facebook et Twitter. Ces entreprises qui ont une expérience significative de l’Internet et qui ne cessent d’évoluer.

Néanmois, il demeure une question importante à résoudre : Comment réaliser de manière fluide le transfert de données entre prestataires ? Pour y répondre, Google a pris l’initiative et a créé le Data Liberation Front dont l’objectif est de permettre à l’internaute de garder le contrôle sur ses données et de faciliter la migration de ces mêmes données depuis ou vers des produits Google.

Web libre – Entretien avec le PDG de Mozilla Firefox

Dans son Interview à Courrier International, John LILLY Directeur Général de Mozilla Corporation, affirme que si les technologies sont dominées par les grandes entreprises, les innovations sont issues de petits groupes en citant Twitter, Facebook et Wikipedia comme exemples. Ajoutant aussi que « C’est un milieu (web) bien trop mouvant et dynamique pour pouvoir être contrôlé« . Par ailleurs, Mr LILLY insiste sur l’importance que chaque internaute ait la main sur ses données personnelles, puisse se rétracter et décider quelles informations partager.

A la question « A quoi ressemblera le navigateur Internet de demain« , le DG de Mozilla Corp. répond que la navigateur de demain : sera plus personnalisable, proposera plus d’accès aux contenus multimédias, sera plus communautaire permettant ainsi de maintenir le contact avec autrui et anticipera les désirs de l’utilisateur.

Prolifération des applications web

« Aujourd’hui, la Toile n’est plus une simple collection de pages, c’est une collection d’applications » affirme Anand Rajaraman PDG de Kosmix. Les applications Web connaissent un essor énorme et changent l’usage d’Internet, qui n’est plus centré sur la recherche d’informations. Google, Yahoo et AOL n’ont plus le monopole du Trafic Web. D’autres sources, comme Facebook et Twitter, sont de plus en plus plébiscitées pour la recherche d’informations. Le New York Times a annoncé récemment que 10% de son trafic provenait de Twitter.

Le développement des applications Web est l’avenir de la toile. Une « économie d’applications » prend forme et les investisseurs ne lésinent pas sur les moyens. Deux entreprises sont déjà pionnières : Apple et Zynga. Apple avec App Store d’Iphone compte 85 000 applications pour tous les usages et reçoit visite de d’internautes. Zynga, par ailleurs, développe des jeux adaptés aux réseaux sociaux (tel Facebook) et aux téléphones mobiles (tel l’Iphone). Cette entreprise,  créée il y’a deux ans est déjà bénéficiaire et dégage plus de 100 millions de dollars de revenus. Son jeu Farm Ville a été joué par 60 millions de joueurs dans le mois de Septembre. Zynga est aujourd’hui concurrencée par Playfish et Playdom.

Un autre géant du web s’est lancé dans le marché des applications. En novembre, Yahoo.com, visité par 300 millions d’utilisateurs par mois, a  placé dans sa barre latérale gauche des applications développées par des tiers. Dans ce contexte, la publicité intégrée dans les applications sera une source de revenu supplémentaire. Yahoo songe également à lancer son portail d’applications payantes, dont les revenus seront partagés avec les développeurs.

Face cachée : l’essor d’un tel marché des applications s’accompagnent forcement d’une demande soutenue de ressources qualifiées, particulièrement aux USA, où on fait appel à la main d’œuvre étrangère. L’article America’s High-Tech Sweatshops pointe en détail les escroqueries et les entraves à la loi dans le recrutement de ressources autre qu’américaines.

Edition numérique

Le marché de l’édition numérique est en plein essor et plusieurs acteurs cherchent à gagner des parts de marché. Le schéma ci-dessous résume les enjeux et les acteurs de l’édition numérique.

Source : TechFlash

J’espère avoir réussi cet exercice de partager avec vous ma lecture du dossier du Courrier International et vous avoir rapproché des enjeux inhérents au Web dans les mois à venir.

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et avis sur les sujets ci-dessus.

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5 commentaires
  1. 1 décembre 2009 11 h 55 mi

    Petite digression😉
    Intéressant 🙂 Les 3 Leaders sont 3 boites américaines …
    Après les DNS, en monopole.
    Nous allons « déposer en offrande » nos données😉

    Le cloud computing c’est aussi le risque de mettre ses données sensibles chez
    « somewhere »
    Le Cloud computing c’est être profilé plus facilement. (données de boulot + profilage web + …)

    Nous allons (entreprises) mettre nos données, nos savoirs et nos profils chez des « gens sympas » c’est more « usefull » mais à quel prix ?

    Mais je suis moi même grand fan de Google et de ses applications.
    Avez vous calculer les petits temps de latence …
    Avez vous un double de vos données …

    Attention … A ce que les nuages ne soient pas des mirages😉

    • aminedigirep permalink*
      1 décembre 2009 22 h 04 mi

      Merci Arnaud pour ton commentaire qui touche à des sujets sensibles.

      En effet, plusieurs questions qui se posent :

          Est ce que les entreprises sont prêtes à stocker leurs informations sensibles « en nuage » ?
          Quel impact sur les délais légaux de rétention des données ? Si une entreprise française stocke ses données ailleurs qu’en France, quelle loi appliquer ?

      Le Cloud Computing est, en tout cas, à ses débuts et nécessite d’être plus vulgarisé et expliqué.

  2. 3 décembre 2009 15 h 42 mi

    Merci pour l’exercice de synthétisation. Moi, ce qui me fascine, c’est cette guerre des Titans qui se met en place. Si je me mets dans leur peau, je comprend mieux l’enjeu. Le gagnant rafle tout, ils contrôlera un univers virtuel , territoire dont il sera le seigneur et nous ces sujets. Ils ne faut pas se leurrer, même si les enjeux de la guerre sont toujours en mouvement ( le mot d’ordre cette année, c’est la recherche en temps réel), il ne faut pas que nous voyons se développer un monopole d’un bord comme de l’autre. C’est par la concurrence que se développe les idées.
    Parfois je m’amuse à comparer ces Titans aux anciennes monarchies européennes qui se guerroyaient pour le contrôle de l’Europe. Sauf que cela me fera moins rire si l’un des Titans se proclamerait empereur par K.O. sur ces adversaires. je ne veux pas être oiseau de malheur mais ce ne sera pas nécessairement bon à long terme pour les internautes. On a réussi à sortir de la féodalité, on ne vas pas le revivre sur internet.

    • aminedigirep permalink*
      5 décembre 2009 18 h 59 mi

      L’avantage important des géants du numérique repose sur les moyens dont ils disposent et les fonds importants qu’ils peuvent levér.
      Néanmoins, le Web favorise le travail en communauté et la création en groupe. Lire à ce sujet, un article de Fred Cavazza sur les marques générées par les consommateurs.
      Il est possible de s’organiser, concevoir et favoriser des produits cibles à l’instar des internautes qui coproduisent des artistes.

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  1. Mes bookmarks du 1.12.2009

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